jeudi 29 janvier 2009














Chapitre onzième

 

« LE TUEUR A ENCORE FRAPPÉ ! »

 

«“ L’ours d’Ardèche“ comme le nomment dorénavant les habitant du bassin Vernousain, continue sa série de meurtres inexpliqués et inexplicables.

 

“Le corps d’une femme découvert à proximité de Chalencon.“

 

Le cadavre, à moitié mutilé a été aperçu par deux jeunes enfants qui s’amusaient à glisser dans l’herbe avec leur vélos à proximité de l’endroit où gisait le corps.

 Ils avouent évidemment avoir été horrifiés par l’espèce de mise en scène dans la quelle était empêtrée la malheureuse victime.

On les comprend lorsque l’on sait que l’on a retrouvé un corps à moitié nu écarté en deux, partant du bas de la gorge pour s’arrêter à la lisière du pubis, d’une disposition et d’une façon qui faisait penser à un livre humain entre ouvert dont la couverture était maculé de sang. La bouche béante de la victime contenait masse de papier enfourné jusque dans la gorge (on apprit par la suite que l’on avait retrouvé dans l’estomac de la victime l’équivalent de 750 grammes de papier provenant de divers magazines).

 L’inspecteur Legahec affirme avoir trouvé, avec l’aide du médecin légiste, également du papier obstruant tous les autres orifices du corps mutilé.

En effet après notre enquête auprès de la morgue de Privas, le docteur Lemousaha nous a démontré que les oreilles, les narines, le vagin et l’anus avaient été bourrés de pages, provenant encore une fois de divers magazines.

L’abominable mise en scène horrifique de cette scène de crime démontre une fois de plus que “L’ours d’Ardèche“ ne suit pas de règles précises pour tuer ses victimes.

 

·      Le 15 juin Marie Nelson, 45 ans, comptable, a été étranglée à l’aide d’une mince corde à emballer puis le corps fut retrouvé abandonné au beau milieu du sentier qui mène à la rivière de l’Ornière.

·      Le 23 octobre Ernestine Laborine, une dame de 73 ans fut repêchée dans un petit lac environnant la commune de Saint Jean Chambre. Violée, sodomisée et le dos lacéré de 17 coups de couteau à pain.

·      Le 05 décembre Sarah Marlin, 27 ans, antiquaire de son état resta plusieurs jours enfermée dans l’une de ses armoires qui ornait son magasin. Son amie et associée a découvert le corps par pur hasard en cherchant un foulard. Ce qui lui fit ouvrir la porte de l’armoire-cercueil.

Le corps de sa copine se renversa et s’écrasa lourdement sur sa poitrine.

Paniquée, la jeune femme avait repoussée, tant bien que mal, en s’aidant avec ses jambes et ses pieds, le cadavre de son associée. Puis entrevit simultanément, horrifiée, que les orbites étaient vides et les pieds, dont une chaussure manquait, étaient découpés à la hauteur des chevilles.

L’autopsie démontra que la langue avait été arrachée, les oreilles coupées vulgairement, les tétons (d’après le légiste ont aussi été déracinés. Avec une pince de forte pression précisa t-il). Le nez avait était comme raboté de la même manière que… le clitoris de la jeune femme.

 

“Ce sont tous ces détails qui nous font penser que nous n’avons peut être pas affaire à un tueur en série“ déclara le commissaire Broussard lors de la dernière conférence de presse donné au Monastère Saint Baptistin.

« Un serial killer agit avec des principes, des habitudes, des récurrences, une espèce de règle ou de chemin spirituel qu’il doit suivre. Ici nous n’avons rien de tout ça, aucune ressemblance dans les actes barbares de ce monstre, aucunes similitudes.

Les victimes n’ont pas le même âge, ne sont pas issues du même milieu, pas la même classe sociale etc.. donc comme je vous le disait aucun rituel n’a été “respecté“ ».

Un silence resta en suspens quand un journaliste grand et mince avec de grandes oreilles décollées demanda à Broussard si le fait que les quatre victimes soient des femmes ne constituait pas, justement, une similitude, aussi mince soit elle ?

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(le journaliste s’est permis d’imaginer le dialogue plus ou moins exact, selon ses sources et références, qui se déroula entre les deux hommes)

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-       Monsieur ? Ordonna presque le commissaire.

-       Julien Rafin du “Journal du dimanche“

-       Mais nous sommes lundi… essaya de plaisanter Broussard pour détendre un peu l’atmosphère qu’il sentait monter en mayonnaise. Mais au vues des mines de l’assemblée qui se dressait devant lui, ainsi qu’un silence assourdissant qui semblait lui dire « Tu crois que c’est le moment de plaisanter ? », Broussard recouvra aussitôt son sérieux et son légendaire professionnalisme, puis déclara à la cantonade.

« Après la découverte du corps de ce matin vous pensez bien que toutes les forces de l’ordre : Gendarmerie, Police Nationale et même un détachement de l’armée, se sont mis en branle » .

«  Les informations circulaient au dessus de nos têtes telles des réseaux de fils à électricité statique. Les lignes téléphoniques inter police étaient totalement saturées.

Et c’est en répondant par hasard au premier téléphone qui se trouvait près de moi, que je reconnu la voix du Commandant Lefebvre de la gendarmerie de Lamastre, qui est un ami. »

« Après s’être assuré qu’il s’agissait bien de ma personne il m’annonça que l’on avait également retrouvé un corps près de la forêt dite “Forêt blanche“( certainement à cause des milliers de pins de couleur très claire qui occupaient cette partie de la région.) »

 

-       Dans quel état l’as tu trouvé ? Puis marmonnant au bout de l’appareil téléphonique il laissa échapper : « putain de tueur de femmes ! »

-       Qu’as tu dis Roland ? Demanda le gendarme d’un ton circonspect.

-       Je dis que cinq meurtres de femmes, même dans toutes ces circonstances différentes, et bien ça peut ressembler à un lien.

-       Sauf une chose mon ami.

-       La quelle ?

-       “Ma victime“ est un homme et qui plus est encore vivant.

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(Fin du dialogue improvisé)

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Le commissaire repris son discours face à une foule grandissante et grondante.

« Voilà monsieur Rafin, pour répondre à votre question. Apparemment l’énigme n’est pas essentiellement axée sur la gente féminine. »

«Maintenant je vous prie de bien vouloir m’excuser mais vous comprendrez que j’ai du pain sur la planche et que donc je vous souhaite une bonne journée à tous. »

 

La foule, y comprit les journalistes, resta interdite devant cette sortie théâtrale que Broussard a l’habitude de répéter. Mais surtout ils étaient surpris que la cinquième victime soit du type masculin et vivante de surcroît. Pas mal de questions restées en suspens allaient peut être avoir leur réponse par le biais ce cette nouvelle agression.

 

La police n’ayant pas voulu nous en dire plus nous vous informerons aussitôt dès que nous détiendrons d’autres informations.

 

La rédaction.


mardi 27 janvier 2009

Chapitre dixième

 

 

Dix kilomètres. C’est la distance qui sépare la maison de mon père de Vernoux en Vivarais ; la ville la plus proche, enfin je devrais dire le village le plus proche. Fort sympathique par ailleurs.

Les indigènes sont amicaux et accueillants, et leur battisses ne correspondent en rien à celles que l’on trouve dans le monde dit civilisé.

Les animaux sont différents de ceux que l’on peut trouver chez nous, ils appellent ça des vaches. Nous à Nice à part les pigeons…

 

Nous arrivâmes .

 

Lino se gara non loin d’un revendeur de magazines et journaux et décida, justement d’aller acheter le journal du coin. (Action inexpliquée depuis ce jour car Lino était notoirement connu pour ne pas avoir lu de journaux et ne pas se tenir informé des soi-disant nouvelles et ceci depuis vingt ans)

-       Attends moi là, je vais chercher le journal et I be back. Invecta t-il à Kryztof qui était déjà entrain de manipuler son cellulaire dernier cri (Queue de cheval m’avait conseillé de nommer son téléphone comme ça)

-       Depuis quand tu lis le journal ? Mais vas y, vas y moi je vérifie mes mails ! Lui répondit il sans détourner le yeux de son précieux

-       Hummpf, moouais. Ne trouva qu’a rétorqué Lino, qui prenant la direction du kiosque à journaux ne pu s’empêcher de dodeliner de la tête

Il se dirigea vers la maisonnette à publications, pris un air nonchalant, tourna la tête de droite à gauche regardant la paisible vie quotidienne des habitants de ce lieu, se surpris à sourire (malgré les circonstances). Un sourire tranquille, qui reflétait ce qu’il pensait à propos de la relation, car à ce point je crois que nous pouvons appeler ceci une relation, que Kryztof entretenait avec son I-Phone. Il voulu se prendre au jeu à donner un coup de pied à une pauvre petite pierre innocente, qui s’avéra être un python en acier trempé enfoncé dans le bitume. Et le pauvre Lino perçut une douleur lui qui remonta jusqu’aux narines

-       Putain de crochet de merde !!! S’exclama t-il tout en essayant de se frictionner le nez et de se masser les orteils (ou aux doigts de pieds, c’est au libre choix du lecteur)

Et c’est ainsi, dans cet état pitoyable – des larmes roulaient sur ses joues à présent- qu’il se présenta devant le vendeur de journaux, gazettes et autres revues.

Tant bien que mal il esquissa un sourire et demanda poliment :

« Je voudrais le journal local s’il vous plaît »

L’homme tendit le bras devant lui comme pour lui indiquer la direction d’une rue, puis lui fit signe, avec son index que les quotidiens se trouvaient proches des genoux de l’énergumène qui se trémoussait sur un pied et qui se pinçait le nez un peu comme pour le remettre en place quand il est déboîté.

-       Ah merci monsieur, et c’est lequel ? Celui du coin je veux dire.

-       Celui situé a droite complètement lui indiqua une fois de plus avec son bras le brave propriétaire, de ce kiosque qui ressemblait plus à une buvette qu’à une rotonde à journaux.

-       Merci, je vous dois ?

-       1,30€, s’il vous plaît monsieur.

On est pas à Nice, ça se ressent, c’est pas dans cette ville superficielle que l’on entendrais du “s’il vous plaît monsieur“ ou autre forme de politesse d’ailleurs, pensa Lino.

Au moment se sortir son argent il demanda au vendeur de lui donner Studio, Première et Ciné-Live, par la même occasion.

-       Bien monsieur, je vous donne cela immédiatement.

Cette fois ci Lino trouva qu’il en faisait un peu trop et se demanda s’il ne se foutait pas de sa gueule.

-       Voilà ! Ce sera tout ? Demanda le brave homme d’un œil incertain.

-       Oui, merci.

-       Ca vous fait 10,80€, s’il vous plaît monsieur.

Lino lui donna l’appoint le salua et le remercia pour sa courtoisie puis s’en alla rejoindre le deuxième membre de la “dream team “.

dimanche 25 janvier 2009

Chapitre neuvième

Qui est en fait un remaniement du chapitre huitième

 

Appuyé sur le râteau que lui avait confié Lino afin de dégager du garage la sciure qu’ils avaient engrangée en fendant le bois pour se chauffer la soirée, Kryztof  s’enthousiasmait toujours de ce qu’il percevait autour de lui.

C’est donc ça la nature ? Se dit-il d’un air satisfait.

La maison du père de Lino ne bénéficiait pas de système de caléfaction moderne à proprement parler, c’est à dire chauffage ou autre climatisation électrique. Mais disposait par contre d’un formidable réseau de cheminée, poêle et cuisinière à bois ; et donc pour ne pas se cailler il fallait alimenter tout ça en bois d’arbre, et ce n’étais pas une mince affaire.

 

-       C’est quand même chiant que l’on ne puisse capter… les portables je veux dire. Ca fait trois jours que nous sommes arrivés et je n’ai même pas eu l’occasion de me servir de mon i-phone.

-       J’t’avais dis de le laisser chez toi, mais non, il à fallu que tu t’entêtes à l’emporter. En plus tu te souviens que cette une des raisons de nos problèmes ? Et de notre présence ici qui plus est. Remarque ce n’est pas pour me déplaire, au contraire.

“Queue de cheval“ (Lino s’amusait à lui donner ce sobriquet de temps à autre) allait ouvrir sa mâchoire mais elle resta en suspens car Lino ne lui laissa pas le temps de débuter la phrase que Kryztof voulait entamer. Il reprit.

      -    T’es vraiment chiant ! Si on se prend la tête à cause de ton maudit appareil je te jure      que je le jette dans le fourneau, aussi vrai que l’esclavagisme d’enfants existe !

 

Kryztof abandonna le manche de son râteau quelques instants en l’apposant délicatement sur le mur en pierre de taille, puis s’en vint vers Lino, et, d’un air quelque peu mélancolique lui posa LA question.

Ses yeux, prenant un air de chien pas battu mais triste, se levèrent vers le visage de Lino, puis il lui bredouilla :

-       Est ce que l’on ne pourrait pas aller en ville histoire que je relève mes mails, au moins ça.

Lino détaillait les expressions sur le visage de son ami et se senti contraint de se calmer et de répondre posément et calmement :

-       Tu sais bien pourquoi nous sommes ici ?

Comme ci la remarque, qui était plus une affirmation qu’une question, était d’une évidence née, Lino récupéra le dialogue puis répondit d’un air dépité mais compatissant à son copain : «  Allons- y ».

-       Youpi !!!! Ouais !!!! Cria Kryztof , d’un air débonnaire et joyeux. Il se mit à tourner autour du tas de sciure, se rapprocha du mur, pris le râteau qu’il avait abandonné et se mis de plus belle à ratisser tout autour de lui toute la sciure qui “n’avait rien avait faire ici“. « Aller hop ! Dans le poêle ce soir la sciure et hop ! » l’entendit bafouiller Lino, non sans une totale incompréhension de la situation.

-       Allez lâche ton râteau Charles, on y va.

-       Je te suis mon ami.

 

 

Lino descendit vers la charrette et l’ “Ami“ failli se casser la gueule en glissant sur une feuille d’arbre en bois, verglacée, disposée, là, à coté de la portière de la voiture coté conducteur, comme ci celle-ci (la feuille verglacée) était destinée à ce brave Lino.

Il grommela dans sa barbe : « ‘ommence sérieusement à me gonfler cette journée ». 

jeudi 22 janvier 2009



Les aventures de Kryztof et Lino

Chapitre huitième


Appuyé sur le râteau que lui avait confié Lino afin de nettoyer la sciure du garage, Kryztof  s’enthousiasmait toujours de ce qu’il voyait autour de lui.

La maison du père de Lino ne bénéficiait pas de système de caléfaction moderne à proprement parler, c’est à dire chauffage ou autre climatisation électrique. Mais disposait par contre d’un formidable réseau de cheminée, poêle et cuisinière à bois ; et donc pour ne pas se cailler il fallait alimenter tout ça en bois d’arbre, et ce n’étais pas une mince affaire.

 

-       C’est quand même chiant que l’on ne puisse capter… les portables je veux dire.Ca fait trois jours que nous sommes arrivés et je n’ai même pas eu l’occasion de me servir de mon i-phone.

-       J’t’avais dis de le laisser chez toi, mais non, il à fallu que tu t’entête à le prendre. En plus tu te souviens que cette une des raisons de nos problèmes et de notre présence ici ?

Kryztof allait ouvrir sa mâchoire mais Lino ne lui laissa pas le temps de débuter sa phrase. Il reprit.

      -    T’es vraiment chiant ! Si on se prend la tête à cause de ton maudit appareil je te jure que je le jette dans le fourneau, aussi vrai que l’esclavagisme d’enfants existe !

 

Kryztof abandonna le manche de son râteau quelques instants en l’apposant délicatement sur le mur, puis s’en vint vers Lino, et, d’un air quelque peu mélancolique lui posa LA question.

Ses yeux prenant un air de chien pas battu mais triste se levèrent vers le visage de Lino, puis il lui susurra :

-       Est ce que l’on ne pourrait pas aller en ville histoire que je relève mes mails, au moins ça.

Lino détaillait les expressions sur le visage de son ami et se senti obligé de se calmer et de répondre posément :

-       Tu sais bien pourquoi nous sommes ici ?

Comme ci la remarque était d’une évidence née, Lino reprit puis répondit à son copain «  Allons- y ».

mercredi 21 janvier 2009

Petit coup de gueule






Nombres d’écrivains ne cessent de le répéter. « Écris, écris et si l’inspiration ne te vient pas , écris tout ce qui te passe par la tête »

Moi je veux bien. Quand je lis Henri Miller qui écrit dans le premier roman de sa trilogie « La crucifixion en rose » Sexus. « N’importe quelle personne lambda peut écrire, il suffit de se laisser aller et surtout de ne pas penser à ce que l’on va écrire », enfin quelque chose comme ça, je regarderais dans son bouquin et j’écrirais sa citation comme telle.

Mais, pour ma part je pense qu’il faut quand même avoir quelques bases sur lesquelles on peut se fonder. Alors là, une autre personne viendra te dire : « si tu ne sais pas sur quoi écrire, écris sur ce que tu connais le mieux, ta vie ».

Là, tout de suite, si j’écrivais sur ma vie je dirais que ça me gonfle de ne pas savoir taper sur un clavier d’ordinateur. De me servir du correcteur automatique toutes les trois secondes parce que je veux taper trop vite et mes doigts se mélangent.

Pourquoi ne pas prendre mon temps ? Quand je tape ne serait-ce que deux fois moins vite je fais deux fois moins de fautes. Résultat, je m’énerve moins et…je perd le fil de ce que voulais écrire.

Mais comme le dit Henri Miller, je vais essayer d ‘écrire sans réfléchir.

Ce qui paraît peu probable en ce qui me concerne, vu que si je ne réfléchis pas, je ne pense pas, et si je ne pense pas, je ne sais pas quoi écrire. Retour à la case départ.

Je vais retourner lire, ce qui me paraît plus raisonnable pour le moment.Et comme je lis Sexus, de ce drôle d’Henri Miller. Je reviendrais avec des choses plus riches à écrire.

La vie, ou devrais-je dire la société nous oblige à chercher du travail, mais moi, pour ma part je n’en ai pas envie.J’ai envie de vivre comme les enfants du marais. Ne rien faire, quel pied.

Bon, je vais écrire sans réfléchir. On verra bien ce que cela va donner.Ou pas donner.Parce qu’il ne faut pas se leurrer si tu ne réfléchis pas a quoi tu écris.Et bien tu alignes des mots les uns après les autres sans leurs donner de sens et tout cela fini par un méli-mélo de formes incohérentes qui se succèdent sans vouloir dire grand-chose.

Moi, je pense que je ne connais pas assez de mots pour écrire. Alors là encore on va me dire : « et bien écrit avec les mots que tu connais ». Encore une bonne objection de la part de quelqu’un qui se fout royalement de ce que tu vas allonger sur le paplar.

J’écris avec les mots que je connais. Prout, caca, zut, merde, cinéma, expectative ou expédier, ce qui va bien avec prout et caca.

« Écrit tout ce qu’il te passe par la tête ». Ok, attachez vos ceintures, on va décoller.

J’en ai marre des cons, des gens qui font semblant de t’écouter alors qu’ils arrivent tout juste à t’entendre. De ces connards, qui prennent leur fusil le dimanche matin pour tirer sur des petites bêtes innocentes qui ne demande rien à personne.

De ces cons de petites gens à qui tu donne une once de pouvoir et qui se prennent pour dieu le père ou quelque autre connard avec leurs subordonnés. De ces grands manitous, qui sont tous sourires devant leurs employés qui vont licencier à la pelle au petit-déjeuner.

De tous ces abrutis de pseudo comédiens, ou acteur, c’est au choix, qui se prennent au sérieux. Alors que la comédie porte bien son nom, et qu’on le dise une fois pour toute, ce n’est pas du sérieux.

La télévision qui te déchire le cerveau à coup de Star Academy et autre soporifantes et abrutissantes télés réalités. Sans compter la masse innombrable d’abrutis de journaliste, commentateur, présentateur, et autres consorts qui te sucent la moelle de ton cerveau.

Toutes ces publicités débiles, qui ne servent qu’à te renvoyer une image totalement éhontée et déformée de la réalité.

J’en ai marre de ces chauffeurs de bus qui ne sont jamais content, tu leur donne un billet de cinq euros, ça va pas . Tu leur donne de la monnaie ça ne va pas non plus. Et qui sont polis comme un gros tas de merdes.

Tous ces enfoirés de vieux qui vont râler parce que tu roules tranquillement sur le trottoir avec tes rollers, alors qu’ils sont à quatre ou à cinq au milieu de ce même trottoir avec leurs putains de petits clébards qui essaient de t’embrocher le mollet en passant.

De ces pourris d’automobilistes nombrilistes qui sont tout seul sur leur route et qui ne faut pas déranger avec les mêmes rollers.

Avec lesquels d’ailleurs tu ne pourras pas rentrer dans un magasin pour faire tes courses, des fois que tu te barres sans payer. Je me vois bien dévaler les cinq escalators de la FNAC avec une brochette d’articles impayés sur ma paire de rollers.

Il  ne faut pas croire que la réalité soit mauvaise, elle est la réalité voilà tout.

Il ne faut simplement pas oublier qu’e la société est érigée et fondé brique par brique par des gens qui veulent nous contrôler, nous manipuler, nous endoctriner, nous malaxer, nous former, nous dissoudre, nous faire avaler n’importe quoi, nous faire croire que le monde est constitué de jeunes femmes blondes, belles, minces et intelligentes et de jeunes hommes du même acabit et tout ce genre de choses .

 

Ne fumez pas de Cannabis, c’est très dangereux pour la santé, et surtout interdit, mais vous pouvez aller au bar du coin vous taper votre litre de Ricard, c’est autorisé. Comme ça vous pourrez discuter avec tous ces pochards qui traînent leurs guêtres dans ces cafés collés au bar comme des mouches, par la transpiration sortie tout droit leurs pores imbibés d’alcools gras.

Et en même temps, puisque c’est légal vous pourrez vous taper vos deux paquets de clopes, pour bien nettoyer vos poumons et ceux des autres. Et cracher des glaires marron jaune, couleur du Ricard mélangé à la nicotine. Allez-y, allez-y, l’état vous y autorise. Vous-avez-le-droit.

Et n’oubliez pas en sortant de votre repère de pochtrons, de  prendre votre voiture et d’aller ôter la vie d’une personne innocente. Et puis en passant si vous pouviez vous faire un Arabe, un clochard ou un pédé et la journée sera parfaite.

Il y a d’autres jeux comme ça, défoncer le crâne d’un cycliste parce qu’il a eu le malheur de frôler votre rétroviseur ou de rayer votre putain de voiture pourrie.

Ou d’envoyer un gosse en prison, parce qu’il a volé votre autoradio Clarion à 300 euros.

Vous voyez ce que ça donne quand on écrit sans réfléchir… Et bien en fait, ça fait du bien.

Mais pour le moment je vais me calmer et partir sur une autre voie, sans omettre de caler mon clignotant. Sinon je risque de me f aire massacrer. Hips ! Burp !



LES AVENTURES DE KRYZTOF ET LINO



Chapitre septième

 

 

-       Putain il caille s’écria Kryztof en glissant sur une plaque de neige verglacée.

-       Ah t’as voulu voir l’Ardèche en hiver, et bien te voilà servi. Lui retourna Lino

-       Mouais, enfin j’imaginais pas la chose comme ça.

-       Tu t’attendais à quoi ? A une petite veillée au coin de l’âtre en compagnie de Médor allongé sur tes charentaises tout en lisant “La critique de la raison pure“ ?

-       Mais non ! Et tu le sais très bien !

-       Mais oui j’te charr…

-       Sincèrement je me sens enfin sur terre, je commence à comprendre ce que cela veut dire “Communier avec la nature“. Dommage qu’il n’y ai pas plus de neige.

-       Y’en a eu pas mal, mais la température est remonté et elle ne tiens plus. Mais t’inquiète, d’ici que l’on parte il va sûrement nous débouler une petite tempête de neige.

Kryztof qui regardait autour de lui la beauté du paysage Ardéchois, cette tranquillité, ce calme (il n’avait vu passer que deux voitures et un tracteur depuis qu’il s’était levé à 9h00), Kryztof se sentait bien, il respirait… enfin.

Lino, pour sa part se sentait à l’aise dans son petit coin d’Eden. Et être en compagnie de son alter ego et accessoirement meilleur ami lui procurait une chaleur intérieure malgré la froideur extérieure.

mardi 20 janvier 2009


LINO FRESCIA CRÉE SON ENTREPRISE !
En exclusivité pour vous chers Internautes
l'affiche de présentation de mes talents et prestations.
ATTENTION !!!  L'action se déroulera en Ardèche


Si vous êtes intéressés ou curieux n'hésitez pas à me contacter.
Enjoy !!!

dimanche 18 janvier 2009

Chapitre septième

 

-       Kryztof, je crois que j’ai une idée.

Lino avait comme à son habitude bien observé les réactions et les émotions de son pote et y avait décelé une longue trace d’amertume ainsi qu’une détermination hésitante.

Il est vrai qu’il l’avait rarement vu dans cet état, ce jeune homme qui se tenait debout devant lui avec son i-phone bien lové au creux de sa paume droite et l’élevant vers le ciel en signe de victoire. « non » se dit Lino, «  là il y a quelque chose qui ne va pas ! ».

Il n’avait jamais vu son ami réagir de la sorte et encore moins par le biais d’un ustensile, surtout pas d’un téléphone ! Putain de téléphone !

C’était d’autant plus énervant que la téléphonie (surtout mobile) était un thème récurent dans les discussions que Kryztof et Lino entretenaient.

Lino passait son temps à râler auprès de la priorité que l’on donne à ce maudit appareil, il sonne ; on arrête tout… et on décroche comme si notre vie en dépendait.

Et il ne voulait rien entendre, évidemment ! Hors de question de le faire changer d’avis !

Kryztof était moins rébarbatif , il voyait le coté pratique du cellulaire. Mais en aucuns cas il n’aurait prôné les valeurs d’un objet par le quel on peut nous contacter n’importe où et n’importe quand ; quelle horreur !

Du reste jusqu’à présent son portable n’était qu’un vieux Nokia élimé dont les fonctions se limitaient à envoyer des SMS et à… téléphoner.

Puis l’i-phone de Apple sorti en commerce…

lundi 12 janvier 2009

Chapitre sixième

 

 

-       Bon, assieds toi que je t’explique. Dit Kryztof à son compagnon d’infortune.

« Tout d’abord, t’inquiète, les C-D je les ai gratuit. Et  le fameux colis est en fait deux colis en un. Hier soir, je n’ai pas pu prendre le paquet, pour des raisons que je te raconterais, et aie simplement eu l’idée de demander à Solène, la secrétaire, si elle pouvait me faire le plaisir et me rendre le service d’apporter le colis chez moi, ce soir. Vu qu’elle a un œil sur moi, hé, hé !

-       Hé, hé ! Hé, hé, hé ! Trouva à rétorquer Lino. Y’a anguille ? Hein ? Y’a anguille sous roche ?

-       Peut-être, va savoir ? En tout cas j’aimerais bien, tu vas la voir, elle est superbe.

-       Elle se prénomme comment ?

-       Tilda.

-       Tilda ? Ça fait vachement british, enfin pour toi c’est l’idéal. Et tu dis que sa venue est imminente ?

-       Je pense, elle termine le boulot à la même heure que moi, vu qu’elle aussi prend le tram, j’imagine qu’elle sera là d’une minute à l’autre. Quelle heure est-il s’il te plais ?

-       Tu me demandes l’heure à moi ?! Il faut vraiment que ton esprit soit possédé par des forces obscures du côté de La Force. Mais bon comme tu n’es pas toi-même - Lino prit un air gracieux et serein - Je vais te répondre.

« JE N’AI JAMAIS L’HEURE SUR MOI ET NE SAIS JAMAIS QUELLLE HEURE IL EST !!!! » «  Tu te souviens maintenant ? ». Reprenant son calme et sa sérénité.

-       Oh ça va, c’était juste une question purement rhétorique.

-       Mouuuaaaiiisss…

-       En même temps tu es devant le Mac. Ce ne devrait pas être trop difficile de pousser la souris pour que l’écran s’allume et que l’heure apparaisse en haut à droite. Lui rétorqua Kryztof d’un œil placide et complice.

 

Et puis Kryztof eut l’air de paniquer ! Il se souleva sur ses genoux telle une personne prête à bondir sur une hauteur de trois étages (comme l’aurait fait Steve Austin dans ses bons jour), et cria presque : « Mon i-phone est en charge sur ta gauche hein ? Je veux dire, regarde ! Il est là ? ».

 

Lino, interloqué par ce brusque effet d’affolement, tourna son cou vers la gauche à la manière d’un tic nerveux. D’une vitesse effroyable il balaya du regard  le bureau de Kryztof (une table, deux chaises).

Sans trop comprendre ce qu’il cherchait, car toujours étonné par la réaction de son ami, il commença à bafouiller (comme dans la plupart de ses moments de panique)

-       Scuse Stof’ je je  comprend pas c’que t, tu cherches ?!

-       Mon i-phone putain, mon portable ! T’es con ou quoi ?

-       Ça va ! Calme-toi !

Lino qui avait compris la situation (pas con le mec !), se passa la main devant le visage tel Lino Ventura quand quelqu’un commençait à le gonfler.

-       Non mais c’est pas vrai ! Ne me dis pas ça ! Tu n’est pas entrain de te transformer j’espère ?

-       Transformé en quoi ? Demanda un Kryztof  avec un début de compréhension.

-       Transformé en abruti du téléphone. J’y crois pas. Lino prit une voix de bobo : « Où il est mon portable, c’est pas vrai, que vais-je devenir ? Sans lui ! »

-       C’est pas qu’un portable, c’est un i-phone. Lanca Kryztof pour reprendre un peu de contenance.

Lino qui commençaot vraiment à s’amuser aux dépends de son meilleur ami, repris, toujours avec  timbre de voix suraigu  :

« Ciel ! Mon i-phone ! Mon i-phone adoré, reviens-moi je t’en supplie ! »

-       Bon ça va Lino, tu es emmerdant quand tu te mets à t‘emporter bêtement comme ça !

-       Ha bon… je croyais que c’était une facette que tu aimait bien chez moi.

-       Mais oui bien sur, mai dans ce cas précis c’est pas pareil.

-       Pourquoi ? Parce que c’est centré sur toi ?

-       Mais non !

-       Mais si…

-       Mais non !!!

-       Mais si, roi de la MFE*, putain tu changeras jamais, t’es pire que mon père, ha, ha, ha !

 

Sur ce, Kryztof se leva brusquement du sofa rouge sue lequel il était assis, longea son bras près de Lino comme pour lui mettre une baffe, bifurqua au dernier moment (lino sentit même que ses doigts avait trop souvent plongés dans le sac de Curly au fromage). Puis Kryztof d’un geste lent, mais précis et incontournable, passa sa main à la gauche de Lino, débrancha l’i-phone que Lino remarqua enfin, le pris dans sa main pleine de miettes de Curly, s’approcha du visage de son pote et, le fixant dans les yeux d’un air absent, lui balança : « HA, HA ! JE L’AI EU ! ».

Lino resta la bouche ouverte tel une carpe qui n’aurait pas bailler depuis des lustres.

- Kryztof je…

samedi 10 janvier 2009




Chapitre cinquième

 

 

 

- … c’est tout, je te dis. Kryztof voyait déjà son pote piquer une de ses fameuses colères, qui ne lui faisait pas peur évidemment. Lino avait quantité de respect pour Kryztof qui dépassait l’entendement et jamais il n’aurait fait quoique ce soit qui puisse nuire à son ami, autant physiquement que moralement.

Mais Kryztof avait quand même quelques raisons de s’inquiéter. En effet, son ami souffrait de crise d’épilepsie et le résultat naissait souvent d’une colère latente chez Lino. Ce qui lui valu de faire quelques séjours à l’hôpital et, dans certaines occasions Kryztof était là pour assister au spectacle et assister son ami par la même occasion. Et depuis la dernière crise (en grosse partie à cause d’une consommation excessive d’alcool la veille) qui se révéla relativement importante, Kryztof s’était dit que se serait la dernière fois qu’il assisterait à cette situation douloureuse.

En tous les cas, il ferait son possible pour que son ami ne se retrouve plus jamais confronté à ce problème épineux.

Chapitre quatrième

 

 

Verdoyant l’Ardèche… surtout quand il neige…

 

Lino avait tiré son pote Kryztof de ses pensées immobilières, sur lesquelles nous reviendrons plus tard.

Il est vrai qu’après cette discussion, Kryztof était dans tous ses états ! Il s’affolait, tournait en rond, se posait des milliards de questions, s’asseyait, se relevait, restait pensif pendant (c’est arrivé une fois) une demi-heure, bref devenait fou.

Lino, légèrement décontenancé par cette attitude si peu familière chez son ami, avait dans un premier temps songé à mettre les bouts. Pas le laisser tomber, non ! Simplement se barrer vite fait en lui faisant comprendre que s’il avait besoin de lui quand “son quart d’heure de folie“ finirait d’être, et bien… il saurait où le trouver !

Presque enragé, le père Lino habituellement si tranquille arracha son blouson des bras de la chaise qui lui faisait face, il le jeta nonchalamment sur son épaule se retourna d’un air vif puis un  « salut » furtif sorti de sa bouche tordue de colère tout en se dirigeant vers la porte de sortie. Il empoigna le bouton de la porte et un déclic se produisit, non dans la serrure mais dans le cerveau de Lino.

Mais qu’avait-il donc dans la tête ? De qui parlait-on là ? De son meilleur ami, de son frère, de son alter ego, du garçon qui avait pris le plus d’ampleur dans sa vie (platoniquement, n’en déplaise à certains) ? Et bien oui, il s’agissait bien de cette personne… ALORS QU’EST QUIL FOUTAIT À SE BARRER COMME UNE MERDE RAMPANTE QUI VEUT SE DÉFILER DEVANT LES ENNUIS ALORS QUE SON “ BROTHER“ A BESOIN DE LUI ? Bordel !

Lino, qui n’était pas vraiment, concrètement quelqu’un qui avoue ses erreurs, ou qui refait surface après un conflit ou une engeulade comme si le train n’était pas passé. Lino donc, ressenti la nécessité de surmonter ses raisons existentielles afin de revenir vers son Kryztof d’ami.

Il prétexta cependant une autre raison afin de préserver son anonymat de garçon bienveillant envers les autres, tous les autres…

-       Ho putain, j’allais oublier. Lui lança t-il. Il faut absolument que tu me passes les DVD vierges aujourd’hui

Kryztof qui regardait son ami avec cironsperction, lui répondit néanmoins d’une voix très affable

-       Le colis devrait arriver dans l’après-midi, tu n’as qu’à attendre ici et je te file tout ça… mon pote !

Lino, qui avait repris du poil de la bête (oui c’est vrai, il ne lui en faut pas beaucoup), écarquilla les yeux puis, sa colère remontant quelque peu vers le bide, lui rétorqua.

-       Le colis ? Quel colis, je croyais que tu les prenais à ton boulot. Hé, si tu les achètes il n’est pas question que tu me les donnes. Je savais pas putain, sinon je n’en t’aurais pas demandé autant, voire pas du tout qu’est ce que je raconte moi ! J’croyais que tu les piquait à cette connasse de raciste, c’est un pléonasme je te l’accorde, qui te sert de patronne, l’autre pouf’ quoi ! Merde, ça me fous mal à l’aise cette histoire.

Kryztof n’avait pas perdu une miette de la grandiloquence avec laquelle Lino avait exprimé ses propos, du coup il du se retenir de pouffer pour lui répondre avec plein d’empathie dans la voix.

 

-       Ha, ha ,ha… et après c’est moi que tu traites d’intellectuel ou de casse couille littéraire alors que toi  tu plonges directement sur le mot, hein petit scarabée ? Tu entends colis et tout de suite tu penses La poste, ou Fedex, ou l’autre là, je sais plus comment ils s’appellent … leur camion est tout marron ?

-       Ch’sais pas lui répondit sèchement Lino, c’est pas Ups ? Enfin je crois ? Et puis d’abord qu’est ce que ça vient faire dans la discussion et qu’est ce que l’on peut bien en avoir à foutre de ces sociétés ?

-       Rien, je veux dire simplement que dès que tu as entendu le mot colis, l’image de La poste ou autre t‘es apparu aussi sec devant les rétines, c’est tout…

Chapitre troisième

 

 

-       Ouais, amical ! Parle pour toi… ch’sais pas c’que t’as mais tu es particulièrement chiant depuis quelques temps !

-       Oh, hé, dis ! Ca t’arrives souvent à toi de te retrouver en possession d’une grande maison, du jour au lendemain, qui plus est ? Si tu crois que c’est facile à gérer cette merde ?