mercredi 21 janvier 2009

Petit coup de gueule






Nombres d’écrivains ne cessent de le répéter. « Écris, écris et si l’inspiration ne te vient pas , écris tout ce qui te passe par la tête »

Moi je veux bien. Quand je lis Henri Miller qui écrit dans le premier roman de sa trilogie « La crucifixion en rose » Sexus. « N’importe quelle personne lambda peut écrire, il suffit de se laisser aller et surtout de ne pas penser à ce que l’on va écrire », enfin quelque chose comme ça, je regarderais dans son bouquin et j’écrirais sa citation comme telle.

Mais, pour ma part je pense qu’il faut quand même avoir quelques bases sur lesquelles on peut se fonder. Alors là, une autre personne viendra te dire : « si tu ne sais pas sur quoi écrire, écris sur ce que tu connais le mieux, ta vie ».

Là, tout de suite, si j’écrivais sur ma vie je dirais que ça me gonfle de ne pas savoir taper sur un clavier d’ordinateur. De me servir du correcteur automatique toutes les trois secondes parce que je veux taper trop vite et mes doigts se mélangent.

Pourquoi ne pas prendre mon temps ? Quand je tape ne serait-ce que deux fois moins vite je fais deux fois moins de fautes. Résultat, je m’énerve moins et…je perd le fil de ce que voulais écrire.

Mais comme le dit Henri Miller, je vais essayer d ‘écrire sans réfléchir.

Ce qui paraît peu probable en ce qui me concerne, vu que si je ne réfléchis pas, je ne pense pas, et si je ne pense pas, je ne sais pas quoi écrire. Retour à la case départ.

Je vais retourner lire, ce qui me paraît plus raisonnable pour le moment.Et comme je lis Sexus, de ce drôle d’Henri Miller. Je reviendrais avec des choses plus riches à écrire.

La vie, ou devrais-je dire la société nous oblige à chercher du travail, mais moi, pour ma part je n’en ai pas envie.J’ai envie de vivre comme les enfants du marais. Ne rien faire, quel pied.

Bon, je vais écrire sans réfléchir. On verra bien ce que cela va donner.Ou pas donner.Parce qu’il ne faut pas se leurrer si tu ne réfléchis pas a quoi tu écris.Et bien tu alignes des mots les uns après les autres sans leurs donner de sens et tout cela fini par un méli-mélo de formes incohérentes qui se succèdent sans vouloir dire grand-chose.

Moi, je pense que je ne connais pas assez de mots pour écrire. Alors là encore on va me dire : « et bien écrit avec les mots que tu connais ». Encore une bonne objection de la part de quelqu’un qui se fout royalement de ce que tu vas allonger sur le paplar.

J’écris avec les mots que je connais. Prout, caca, zut, merde, cinéma, expectative ou expédier, ce qui va bien avec prout et caca.

« Écrit tout ce qu’il te passe par la tête ». Ok, attachez vos ceintures, on va décoller.

J’en ai marre des cons, des gens qui font semblant de t’écouter alors qu’ils arrivent tout juste à t’entendre. De ces connards, qui prennent leur fusil le dimanche matin pour tirer sur des petites bêtes innocentes qui ne demande rien à personne.

De ces cons de petites gens à qui tu donne une once de pouvoir et qui se prennent pour dieu le père ou quelque autre connard avec leurs subordonnés. De ces grands manitous, qui sont tous sourires devant leurs employés qui vont licencier à la pelle au petit-déjeuner.

De tous ces abrutis de pseudo comédiens, ou acteur, c’est au choix, qui se prennent au sérieux. Alors que la comédie porte bien son nom, et qu’on le dise une fois pour toute, ce n’est pas du sérieux.

La télévision qui te déchire le cerveau à coup de Star Academy et autre soporifantes et abrutissantes télés réalités. Sans compter la masse innombrable d’abrutis de journaliste, commentateur, présentateur, et autres consorts qui te sucent la moelle de ton cerveau.

Toutes ces publicités débiles, qui ne servent qu’à te renvoyer une image totalement éhontée et déformée de la réalité.

J’en ai marre de ces chauffeurs de bus qui ne sont jamais content, tu leur donne un billet de cinq euros, ça va pas . Tu leur donne de la monnaie ça ne va pas non plus. Et qui sont polis comme un gros tas de merdes.

Tous ces enfoirés de vieux qui vont râler parce que tu roules tranquillement sur le trottoir avec tes rollers, alors qu’ils sont à quatre ou à cinq au milieu de ce même trottoir avec leurs putains de petits clébards qui essaient de t’embrocher le mollet en passant.

De ces pourris d’automobilistes nombrilistes qui sont tout seul sur leur route et qui ne faut pas déranger avec les mêmes rollers.

Avec lesquels d’ailleurs tu ne pourras pas rentrer dans un magasin pour faire tes courses, des fois que tu te barres sans payer. Je me vois bien dévaler les cinq escalators de la FNAC avec une brochette d’articles impayés sur ma paire de rollers.

Il  ne faut pas croire que la réalité soit mauvaise, elle est la réalité voilà tout.

Il ne faut simplement pas oublier qu’e la société est érigée et fondé brique par brique par des gens qui veulent nous contrôler, nous manipuler, nous endoctriner, nous malaxer, nous former, nous dissoudre, nous faire avaler n’importe quoi, nous faire croire que le monde est constitué de jeunes femmes blondes, belles, minces et intelligentes et de jeunes hommes du même acabit et tout ce genre de choses .

 

Ne fumez pas de Cannabis, c’est très dangereux pour la santé, et surtout interdit, mais vous pouvez aller au bar du coin vous taper votre litre de Ricard, c’est autorisé. Comme ça vous pourrez discuter avec tous ces pochards qui traînent leurs guêtres dans ces cafés collés au bar comme des mouches, par la transpiration sortie tout droit leurs pores imbibés d’alcools gras.

Et en même temps, puisque c’est légal vous pourrez vous taper vos deux paquets de clopes, pour bien nettoyer vos poumons et ceux des autres. Et cracher des glaires marron jaune, couleur du Ricard mélangé à la nicotine. Allez-y, allez-y, l’état vous y autorise. Vous-avez-le-droit.

Et n’oubliez pas en sortant de votre repère de pochtrons, de  prendre votre voiture et d’aller ôter la vie d’une personne innocente. Et puis en passant si vous pouviez vous faire un Arabe, un clochard ou un pédé et la journée sera parfaite.

Il y a d’autres jeux comme ça, défoncer le crâne d’un cycliste parce qu’il a eu le malheur de frôler votre rétroviseur ou de rayer votre putain de voiture pourrie.

Ou d’envoyer un gosse en prison, parce qu’il a volé votre autoradio Clarion à 300 euros.

Vous voyez ce que ça donne quand on écrit sans réfléchir… Et bien en fait, ça fait du bien.

Mais pour le moment je vais me calmer et partir sur une autre voie, sans omettre de caler mon clignotant. Sinon je risque de me f aire massacrer. Hips ! Burp !

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