

Les aventures de Kryztof et Lino
Chapitre huitième
La maison du père de Lino ne bénéficiait pas de système de caléfaction moderne à proprement parler, c’est à dire chauffage ou autre climatisation électrique. Mais disposait par contre d’un formidable réseau de cheminée, poêle et cuisinière à bois ; et donc pour ne pas se cailler il fallait alimenter tout ça en bois d’arbre, et ce n’étais pas une mince affaire.
- C’est quand même chiant que l’on ne puisse capter… les portables je veux dire.Ca fait trois jours que nous sommes arrivés et je n’ai même pas eu l’occasion de me servir de mon i-phone.
- J’t’avais dis de le laisser chez toi, mais non, il à fallu que tu t’entête à le prendre. En plus tu te souviens que cette une des raisons de nos problèmes et de notre présence ici ?
Kryztof allait ouvrir sa mâchoire mais Lino ne lui laissa pas le temps de débuter sa phrase. Il reprit.
- T’es vraiment chiant ! Si on se prend la tête à cause de ton maudit appareil je te jure que je le jette dans le fourneau, aussi vrai que l’esclavagisme d’enfants existe !
Kryztof abandonna le manche de son râteau quelques instants en l’apposant délicatement sur le mur, puis s’en vint vers Lino, et, d’un air quelque peu mélancolique lui posa LA question.
Ses yeux prenant un air de chien pas battu mais triste se levèrent vers le visage de Lino, puis il lui susurra :
- Est ce que l’on ne pourrait pas aller en ville histoire que je relève mes mails, au moins ça.
Lino détaillait les expressions sur le visage de son ami et se senti obligé de se calmer et de répondre posément :
- Tu sais bien pourquoi nous sommes ici ?
Comme ci la remarque était d’une évidence née, Lino reprit puis répondit à son copain « Allons- y ».

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