Chapitre septième
- Kryztof, je crois que j’ai une idée.
Lino avait comme à son habitude bien observé les réactions et les émotions de son pote et y avait décelé une longue trace d’amertume ainsi qu’une détermination hésitante.
Il est vrai qu’il l’avait rarement vu dans cet état, ce jeune homme qui se tenait debout devant lui avec son i-phone bien lové au creux de sa paume droite et l’élevant vers le ciel en signe de victoire. « non » se dit Lino, « là il y a quelque chose qui ne va pas ! ».
Il n’avait jamais vu son ami réagir de la sorte et encore moins par le biais d’un ustensile, surtout pas d’un téléphone ! Putain de téléphone !
C’était d’autant plus énervant que la téléphonie (surtout mobile) était un thème récurent dans les discussions que Kryztof et Lino entretenaient.
Lino passait son temps à râler auprès de la priorité que l’on donne à ce maudit appareil, il sonne ; on arrête tout… et on décroche comme si notre vie en dépendait.
Et il ne voulait rien entendre, évidemment ! Hors de question de le faire changer d’avis !
Kryztof était moins rébarbatif , il voyait le coté pratique du cellulaire. Mais en aucuns cas il n’aurait prôné les valeurs d’un objet par le quel on peut nous contacter n’importe où et n’importe quand ; quelle horreur !
Du reste jusqu’à présent son portable n’était qu’un vieux Nokia élimé dont les fonctions se limitaient à envoyer des SMS et à… téléphoner.
Puis l’i-phone de Apple sorti en commerce…

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