Chapitre dixième
Dix kilomètres. C’est la distance qui sépare la maison de mon père de Vernoux en Vivarais ; la ville la plus proche, enfin je devrais dire le village le plus proche. Fort sympathique par ailleurs.
Les indigènes sont amicaux et accueillants, et leur battisses ne correspondent en rien à celles que l’on trouve dans le monde dit civilisé.
Les animaux sont différents de ceux que l’on peut trouver chez nous, ils appellent ça des vaches. Nous à Nice à part les pigeons…
Nous arrivâmes .
Lino se gara non loin d’un revendeur de magazines et journaux et décida, justement d’aller acheter le journal du coin. (Action inexpliquée depuis ce jour car Lino était notoirement connu pour ne pas avoir lu de journaux et ne pas se tenir informé des soi-disant nouvelles et ceci depuis vingt ans)
- Attends moi là, je vais chercher le journal et I be back. Invecta t-il à Kryztof qui était déjà entrain de manipuler son cellulaire dernier cri (Queue de cheval m’avait conseillé de nommer son téléphone comme ça)
- Depuis quand tu lis le journal ? Mais vas y, vas y moi je vérifie mes mails ! Lui répondit il sans détourner le yeux de son précieux
- Hummpf, moouais. Ne trouva qu’a rétorqué Lino, qui prenant la direction du kiosque à journaux ne pu s’empêcher de dodeliner de la tête
Il se dirigea vers la maisonnette à publications, pris un air nonchalant, tourna la tête de droite à gauche regardant la paisible vie quotidienne des habitants de ce lieu, se surpris à sourire (malgré les circonstances). Un sourire tranquille, qui reflétait ce qu’il pensait à propos de la relation, car à ce point je crois que nous pouvons appeler ceci une relation, que Kryztof entretenait avec son I-Phone. Il voulu se prendre au jeu à donner un coup de pied à une pauvre petite pierre innocente, qui s’avéra être un python en acier trempé enfoncé dans le bitume. Et le pauvre Lino perçut une douleur lui qui remonta jusqu’aux narines
- Putain de crochet de merde !!! S’exclama t-il tout en essayant de se frictionner le nez et de se masser les orteils (ou aux doigts de pieds, c’est au libre choix du lecteur)
Et c’est ainsi, dans cet état pitoyable – des larmes roulaient sur ses joues à présent- qu’il se présenta devant le vendeur de journaux, gazettes et autres revues.
Tant bien que mal il esquissa un sourire et demanda poliment :
« Je voudrais le journal local s’il vous plaît »
L’homme tendit le bras devant lui comme pour lui indiquer la direction d’une rue, puis lui fit signe, avec son index que les quotidiens se trouvaient proches des genoux de l’énergumène qui se trémoussait sur un pied et qui se pinçait le nez un peu comme pour le remettre en place quand il est déboîté.
- Ah merci monsieur, et c’est lequel ? Celui du coin je veux dire.
- Celui situé a droite complètement lui indiqua une fois de plus avec son bras le brave propriétaire, de ce kiosque qui ressemblait plus à une buvette qu’à une rotonde à journaux.
- Merci, je vous dois ?
- 1,30€, s’il vous plaît monsieur.
On est pas à Nice, ça se ressent, c’est pas dans cette ville superficielle que l’on entendrais du “s’il vous plaît monsieur“ ou autre forme de politesse d’ailleurs, pensa Lino.
Au moment se sortir son argent il demanda au vendeur de lui donner Studio, Première et Ciné-Live, par la même occasion.
- Bien monsieur, je vous donne cela immédiatement.
Cette fois ci Lino trouva qu’il en faisait un peu trop et se demanda s’il ne se foutait pas de sa gueule.
- Voilà ! Ce sera tout ? Demanda le brave homme d’un œil incertain.
- Oui, merci.
- Ca vous fait 10,80€, s’il vous plaît monsieur.
Lino lui donna l’appoint le salua et le remercia pour sa courtoisie puis s’en alla rejoindre le deuxième membre de la “dream team “.

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