jeudi 20 novembre 2008

BROKEN FLOWERS 

de Jim Jarmush (2005) avec Bill Murray, Jeffrey Wright, Sharon Stone et Jessica Lange.

Un de ces films qui nous fait oublier tous les navets que l’on a pu voir (et il y en a).

Un film  qui nous rend tristes quand on sent la fin approchée

La caméra de Jim Jarmush est inénarrable. C'est incroyable comme il peut transcender une histoire simple en une autre riche en rebondissements et en sortir un chef d'oeuvre.

 L'histoire : Don Johnston (Bill Murray) séducteur à ses heures se retrouve seul après avoir été quitté par sa compagne. Et c'est à ce moment précis qu'il reçoit une lettre lui apprenant qu'il a un fils de 20 ans. Mais de qui ?

Avec son pote Winstone, il va partir à la recherche de ce fils et de cette femme dont il ignore presque tout.

Bill Murray est époustouflant de simplicité.Il émane de son personnage une solitude intérieure, un calme et un profond respect pour son prochain, qui nous fait suivre le personnage à travers son périple, avec beaucoup de sympathie et de compassion.

Jeffrey Wright nous épate en meilleur pote-confident et Columbo à ses heures (il est grand amateur d'énigmes policières).

Entourés d'une ribambelle de seconds rôles aussi attachants les uns que les autres (Sharon Stone, Jessica Lange, Chloé Sévigny, Tilda Swinton et Julie Delpy), Bill Murray vous convainc, qu'à l'instar d'un Lanvin, plus il vieilli et plus il est bon et devient un des plus grands acteurs du cinéma Américain.

 À conserver précieusement.

LIONS FOR LAMBS

 Joli pamphlet sur l’absurdité de la guerre en Irak (comme partout ailleurs du reste).

Réflexions sur le fait que tout le monde connaît la vérité mais que personne (ou si peu) ne fait en sorte de bouger un tant soit peu les choses.

Nous critiquons, devisons, discutons derrière un bureau ou un comptoir, mais jamais, ô grand jamais nous nous impliquons -Redford ne prend d’ailleurs la guerre en Irak que pour toile de fond- le sens du mot pragmatisme que tout les beaux parleurs invoquent, est donc totalement bafoué.

 Et c’est bien vrai, comment peut-on parler de quelque chose que l’on ne connaît pas ?

 Comment un boulanger Parisien peut-il se mettre à la place d’un boy américain de 18 ans ? Et savoir ce qui se passe dans sa tête quand il se trouve au beau milieu du bourbier Irakien ?

 Comment un professeur d’histoire en Angleterre peut parler de ce que ressent un Taliban issu d’une culture radicalement différente de la sienne et surtout dans des situations foncièrement dissemblables ?

 Robert Redford en démocrate convaincu et libertaire notoire nous offre sa vision sur certaine décisions que l’on doit prendre et surtout à quel moment de notre vie.

Il essaie de nous faire accepter l’idée que le mal peut être englué si on le prend à la racine : éduquer nos enfants dans le sens moral de la vie et dans le respect de chacun et de chaque chose. Utopique, je sais, mais pas irréalisable…

 Coté ciné, Redford réalisateur reste fidèle à lui même. A l’inverse d’un Clint Eastwood, il évite toute forme de patriotisme, d’amour du drapeau à la con, des U.S et de l’auto justice (sacré Callahan ! Et pan !!!).

Il évoque simplement le fait que le monde pourrait vivre un peu plus décemment  si les gens faisaient l’effort de réfléchir un peu.

 Coté interprétation, tout le monde tient sa place, ce n’est d’ailleurs pas un film à « performance ».

 Très bon film, à ne pas rater. 



VOL 93 de Paul Greengrass (2006) avec Lewis Alsamari, Khalid Abdalla, Omar Berdouni.

"L'histoire du seul avion détourné qui n'a pas atteint sa cible le 11 septembre 2001. Terrifiant et réaliste".

Voici ce que la pub fait comme éloge de ce film.

Terrifiant ? Oui, peut être si l'on pense à toutes les personnes disparues ce jour-là.

Mais certainement pas le film, qui se rapproche plus d'un "film catastrophe"conventionel que du réalisme.Nous voyons et entendons des gens qui crient, gesticulent, s'affolent, pleurent, téléphonent etc...Tandis que quatres "Arabes" détournent l'avion...avec la foi de dieu ???

 Donc comme je l'écris, si l'on regarde ce film (qui se veut un documentaire/fiction alors que ce n'est pas le cas) avec le recul et en pensant aux milliers de victimes, oui cela peut paraître impressionant.

Mais cinématographiquement parlant, c'est un film catastrophe de plus et de moyenne facture qui plus est.

Dommage de la part de Paul Greengrass qui, avec son BLOODY SUNDAY avait réussi à faire passer de superbes émotions tout en dénonçant la connerie des hommes (vaste programme) et aussi à me faire pleurer.

Remarquez, là aussi j'ai pleuré. Mais c'était à force de bailler.

 

A voir par curiosité, car de plus il ne nous apprend rien de nouveau sur l'affaire.

mardi 18 novembre 2008




















Amateurs de télé, attention !!! Y'a du lourd qui arrive sur Canal !
En effet, le maître est de retour dans le paysage audiovisuel.
Quel maître me demanderiez-vous ? Pourquoi vous en connaissez plusieurs ?
C'est donc bien Alain Chabat qui nous sert un téléfilm en deux 
parties ( avec 
d'autres épisodes 
à la clef si cela fonctionne, évidemment !).
Mais malgré sa bonté divine et surtout à cause d'un emploi du temps surchargé, "The master" se contentera de produire (feignant).
Mini série emporté par la radieuse et ravissante Emma de Caunes, qui comme chacun 
sait est la première cliente de Alain Chabat (ex-aequo avec moi), coïncidence ?

A noter que Alain apparaîtra tout de même dans la série sous le nom de...Rita ?

Voilà, vous avez donc rendez-vous (pour ceux qui regardent cette machine à laver le cerveau), le lundi 15 et le mardi 16 décembre à 20h50, en clair; nan j'déconne.

Pour plus d'info voici le lien du meilleur site sur le ciné :http://www.allocine.fr/series/ficheserie_gen_cserie=4341.html. Que je remercie pour les photos.

- Vive Alain Chabat !
- Vive moi !
- Ca va ?
- Mouais, mouais...