
LIONS FOR LAMBS
Joli pamphlet sur l’absurdité de la guerre en Irak (comme partout ailleurs du reste).
Réflexions sur le fait que tout le monde connaît la vérité mais que personne (ou si peu) ne fait en sorte de bouger un tant soit peu les choses.
Nous critiquons, devisons, discutons derrière un bureau ou un comptoir, mais jamais, ô grand jamais nous nous impliquons -Redford ne prend d’ailleurs la guerre en Irak que pour toile de fond- le sens du mot pragmatisme que tout les beaux parleurs invoquent, est donc totalement bafoué.
Et c’est bien vrai, comment peut-on parler de quelque chose que l’on ne connaît pas ?
Comment un boulanger Parisien peut-il se mettre à la place d’un boy américain de 18 ans ? Et savoir ce qui se passe dans sa tête quand il se trouve au beau milieu du bourbier Irakien ?
Comment un professeur d’histoire en Angleterre peut parler de ce que ressent un Taliban issu d’une culture radicalement différente de la sienne et surtout dans des situations foncièrement dissemblables ?
Robert Redford en démocrate convaincu et libertaire notoire nous offre sa vision sur certaine décisions que l’on doit prendre et surtout à quel moment de notre vie.
Il essaie de nous faire accepter l’idée que le mal peut être englué si on le prend à la racine : éduquer nos enfants dans le sens moral de la vie et dans le respect de chacun et de chaque chose. Utopique, je sais, mais pas irréalisable…
Coté ciné, Redford réalisateur reste fidèle à lui même. A l’inverse d’un Clint Eastwood, il évite toute forme de patriotisme, d’amour du drapeau à la con, des U.S et de l’auto justice (sacré Callahan ! Et pan !!!).
Il évoque simplement le fait que le monde pourrait vivre un peu plus décemment si les gens faisaient l’effort de réfléchir un peu.
Coté interprétation, tout le monde tient sa place, ce n’est d’ailleurs pas un film à « performance ».
Très bon film, à ne pas rater.

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