vendredi 6 février 2009

LES AVENTURES DE KRYZTOF ET LINO

Chapitre douzième


-       Nom de dieu de putain de bordel de merde !!! S’écria Lino, en pliant maladroitement le journal.

Il essaya d’analyser la situation brièvement, puis détacha ses yeux à la recherche de Kryztof.

Tout en avançant pour retrouver son ami il considéra la situation.

Il avait quelque peu entendu parler de cette histoire, les commérages du village somme toute, mais n’avait pas eu vent d’informations plus précises.

Ceci le tourmentait car la décision de faire venir sa fille de Nice en train était prise.

Il décréta, pour une fois, d’éclairer sa lanterne pour un drame que l’on “ressassait“ dans les médias ; et tenta de rentrer dans les détails de l’affaire afin de s’assurer que le seul et unique amour de sa vie ne court aucun danger.

 

Kryztof, qui, vraisemblablement, avait l’intention d’attendre près de la voiture, se laissa guider les  jambes au bon gré de l’animal électronique qu’il avait entre ses mains.

Il avait enclenché (Lino l’apprendra plus tard) « Plan ». Une sorte de GPS intégré dans le portable. C’est une application, que l’on télécharge sur i-tunes et qui, une fois installée, donne l’emplacement exact de la position où vous vous trouvez et, avance au même titre que vous en étant représenté par une épingle à tête bleue glissant sur la carte de la région où vous vous situez puis reprend vos déplacements simultanément sur l’écran dudit I-Phone.

“Queue de cheval“ s’orienta vers Intermarché (où Lino voulait de toute manières aller faire des courses, pensa t-il), puis entreprit sa longue marche (70m) jusqu’au supermarché, guidé par son infernale machine.

Mais les lois du corps humain sont ainsi faites. Et en conséquence, sa gorge et sa langue l’appelant : « au secours ! », il fit halte dans  un bar pour se désaltérer. Et ô miracle l’établissement en question était équipé d’une connexion Wi-Fi.                  « Mais Dieu a pris sa journée pour s’occuper de moi aujourd’hui ? Cool ! » se dit-il avec une grande modestie.

Il poussa le rideau de ficelles entrelacées avec des morceaux de plastiques multicolores qui faisait office de porte, entra dans ce sanctuaire de la communication informatique et s’empressa de commander un verre au barman afin que celui ci lui donne le mot de passe lui permettant de se connecter au saint Graal.

-       Bonjour monsieur je voudrais un demi s’il vous plaît. Et pouvez vous me donner, par la même occasion, le code d’accès de votre connexion afin d’accéder à votre borne Wi-Fi ? Demanda t-il d’un ton tout guilleret.

Le barman, un jeune et grand gaillard à la carrure impressionnante, avec un visage poupin sans âge que quelque rides trahissaient  tout de même, lui répondit quasiment du tac au tac

-       Bonjour ! Il se déhancha jusqu'à l’appareil à pression, remplit la chope qui était destinée à Kryztof, lui apporta, et lui assena : « Pour le Wi-Fi pas de besoin de code, c’est une entrée non sécurisée ».

      Le regard étonné de Kryztof n’avait pas échappé au barman qui poursuivit.

-       Oui, je me suis dis que de toutes façons l’abonnement étant payé, ensuite qu’il est hors de question que je fasse dépenser de l’argent à mes consommateurs pour surfer une demi- heure sur le Net. Je laisse donc l’accès libre à tout le monde. Et tant pis, ou tant mieux, si certaines personnes qui ne rentrent pas dans mon bar peuvent également se connecter.

«  Je vous l’ai dis, ça ne changera rien au fait que je paierais quand même 29,90€ par mois ! ».

Kryztof lui adressa un sourire sincère et lui demanda s’il pouvait s’installer en terrasse.

-       Avec le froid qu’il fait s’étonna le barman ?

-       J’attend un ami qui ne sait pas que je suis là et nous devons aller à Intermarché, alors… au fait vous n’auriez pas le journal s’il vous plait ?

Et il lu…

dimanche 1 février 2009



Nouvelles images de INGLOURIOUS BASTERDS

Nous pouvons voir la ravissante Mélanie Laurent ci-dessous
(Putain ! Tarantino quand même !)

Et Brad Pitt qui a un faux air de l'inspecteur Clouzeau avec ses moustaches




jeudi 29 janvier 2009














Chapitre onzième

 

« LE TUEUR A ENCORE FRAPPÉ ! »

 

«“ L’ours d’Ardèche“ comme le nomment dorénavant les habitant du bassin Vernousain, continue sa série de meurtres inexpliqués et inexplicables.

 

“Le corps d’une femme découvert à proximité de Chalencon.“

 

Le cadavre, à moitié mutilé a été aperçu par deux jeunes enfants qui s’amusaient à glisser dans l’herbe avec leur vélos à proximité de l’endroit où gisait le corps.

 Ils avouent évidemment avoir été horrifiés par l’espèce de mise en scène dans la quelle était empêtrée la malheureuse victime.

On les comprend lorsque l’on sait que l’on a retrouvé un corps à moitié nu écarté en deux, partant du bas de la gorge pour s’arrêter à la lisière du pubis, d’une disposition et d’une façon qui faisait penser à un livre humain entre ouvert dont la couverture était maculé de sang. La bouche béante de la victime contenait masse de papier enfourné jusque dans la gorge (on apprit par la suite que l’on avait retrouvé dans l’estomac de la victime l’équivalent de 750 grammes de papier provenant de divers magazines).

 L’inspecteur Legahec affirme avoir trouvé, avec l’aide du médecin légiste, également du papier obstruant tous les autres orifices du corps mutilé.

En effet après notre enquête auprès de la morgue de Privas, le docteur Lemousaha nous a démontré que les oreilles, les narines, le vagin et l’anus avaient été bourrés de pages, provenant encore une fois de divers magazines.

L’abominable mise en scène horrifique de cette scène de crime démontre une fois de plus que “L’ours d’Ardèche“ ne suit pas de règles précises pour tuer ses victimes.

 

·      Le 15 juin Marie Nelson, 45 ans, comptable, a été étranglée à l’aide d’une mince corde à emballer puis le corps fut retrouvé abandonné au beau milieu du sentier qui mène à la rivière de l’Ornière.

·      Le 23 octobre Ernestine Laborine, une dame de 73 ans fut repêchée dans un petit lac environnant la commune de Saint Jean Chambre. Violée, sodomisée et le dos lacéré de 17 coups de couteau à pain.

·      Le 05 décembre Sarah Marlin, 27 ans, antiquaire de son état resta plusieurs jours enfermée dans l’une de ses armoires qui ornait son magasin. Son amie et associée a découvert le corps par pur hasard en cherchant un foulard. Ce qui lui fit ouvrir la porte de l’armoire-cercueil.

Le corps de sa copine se renversa et s’écrasa lourdement sur sa poitrine.

Paniquée, la jeune femme avait repoussée, tant bien que mal, en s’aidant avec ses jambes et ses pieds, le cadavre de son associée. Puis entrevit simultanément, horrifiée, que les orbites étaient vides et les pieds, dont une chaussure manquait, étaient découpés à la hauteur des chevilles.

L’autopsie démontra que la langue avait été arrachée, les oreilles coupées vulgairement, les tétons (d’après le légiste ont aussi été déracinés. Avec une pince de forte pression précisa t-il). Le nez avait était comme raboté de la même manière que… le clitoris de la jeune femme.

 

“Ce sont tous ces détails qui nous font penser que nous n’avons peut être pas affaire à un tueur en série“ déclara le commissaire Broussard lors de la dernière conférence de presse donné au Monastère Saint Baptistin.

« Un serial killer agit avec des principes, des habitudes, des récurrences, une espèce de règle ou de chemin spirituel qu’il doit suivre. Ici nous n’avons rien de tout ça, aucune ressemblance dans les actes barbares de ce monstre, aucunes similitudes.

Les victimes n’ont pas le même âge, ne sont pas issues du même milieu, pas la même classe sociale etc.. donc comme je vous le disait aucun rituel n’a été “respecté“ ».

Un silence resta en suspens quand un journaliste grand et mince avec de grandes oreilles décollées demanda à Broussard si le fait que les quatre victimes soient des femmes ne constituait pas, justement, une similitude, aussi mince soit elle ?

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(le journaliste s’est permis d’imaginer le dialogue plus ou moins exact, selon ses sources et références, qui se déroula entre les deux hommes)

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-       Monsieur ? Ordonna presque le commissaire.

-       Julien Rafin du “Journal du dimanche“

-       Mais nous sommes lundi… essaya de plaisanter Broussard pour détendre un peu l’atmosphère qu’il sentait monter en mayonnaise. Mais au vues des mines de l’assemblée qui se dressait devant lui, ainsi qu’un silence assourdissant qui semblait lui dire « Tu crois que c’est le moment de plaisanter ? », Broussard recouvra aussitôt son sérieux et son légendaire professionnalisme, puis déclara à la cantonade.

« Après la découverte du corps de ce matin vous pensez bien que toutes les forces de l’ordre : Gendarmerie, Police Nationale et même un détachement de l’armée, se sont mis en branle » .

«  Les informations circulaient au dessus de nos têtes telles des réseaux de fils à électricité statique. Les lignes téléphoniques inter police étaient totalement saturées.

Et c’est en répondant par hasard au premier téléphone qui se trouvait près de moi, que je reconnu la voix du Commandant Lefebvre de la gendarmerie de Lamastre, qui est un ami. »

« Après s’être assuré qu’il s’agissait bien de ma personne il m’annonça que l’on avait également retrouvé un corps près de la forêt dite “Forêt blanche“( certainement à cause des milliers de pins de couleur très claire qui occupaient cette partie de la région.) »

 

-       Dans quel état l’as tu trouvé ? Puis marmonnant au bout de l’appareil téléphonique il laissa échapper : « putain de tueur de femmes ! »

-       Qu’as tu dis Roland ? Demanda le gendarme d’un ton circonspect.

-       Je dis que cinq meurtres de femmes, même dans toutes ces circonstances différentes, et bien ça peut ressembler à un lien.

-       Sauf une chose mon ami.

-       La quelle ?

-       “Ma victime“ est un homme et qui plus est encore vivant.

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(Fin du dialogue improvisé)

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Le commissaire repris son discours face à une foule grandissante et grondante.

« Voilà monsieur Rafin, pour répondre à votre question. Apparemment l’énigme n’est pas essentiellement axée sur la gente féminine. »

«Maintenant je vous prie de bien vouloir m’excuser mais vous comprendrez que j’ai du pain sur la planche et que donc je vous souhaite une bonne journée à tous. »

 

La foule, y comprit les journalistes, resta interdite devant cette sortie théâtrale que Broussard a l’habitude de répéter. Mais surtout ils étaient surpris que la cinquième victime soit du type masculin et vivante de surcroît. Pas mal de questions restées en suspens allaient peut être avoir leur réponse par le biais ce cette nouvelle agression.

 

La police n’ayant pas voulu nous en dire plus nous vous informerons aussitôt dès que nous détiendrons d’autres informations.

 

La rédaction.


mardi 27 janvier 2009

Chapitre dixième

 

 

Dix kilomètres. C’est la distance qui sépare la maison de mon père de Vernoux en Vivarais ; la ville la plus proche, enfin je devrais dire le village le plus proche. Fort sympathique par ailleurs.

Les indigènes sont amicaux et accueillants, et leur battisses ne correspondent en rien à celles que l’on trouve dans le monde dit civilisé.

Les animaux sont différents de ceux que l’on peut trouver chez nous, ils appellent ça des vaches. Nous à Nice à part les pigeons…

 

Nous arrivâmes .

 

Lino se gara non loin d’un revendeur de magazines et journaux et décida, justement d’aller acheter le journal du coin. (Action inexpliquée depuis ce jour car Lino était notoirement connu pour ne pas avoir lu de journaux et ne pas se tenir informé des soi-disant nouvelles et ceci depuis vingt ans)

-       Attends moi là, je vais chercher le journal et I be back. Invecta t-il à Kryztof qui était déjà entrain de manipuler son cellulaire dernier cri (Queue de cheval m’avait conseillé de nommer son téléphone comme ça)

-       Depuis quand tu lis le journal ? Mais vas y, vas y moi je vérifie mes mails ! Lui répondit il sans détourner le yeux de son précieux

-       Hummpf, moouais. Ne trouva qu’a rétorqué Lino, qui prenant la direction du kiosque à journaux ne pu s’empêcher de dodeliner de la tête

Il se dirigea vers la maisonnette à publications, pris un air nonchalant, tourna la tête de droite à gauche regardant la paisible vie quotidienne des habitants de ce lieu, se surpris à sourire (malgré les circonstances). Un sourire tranquille, qui reflétait ce qu’il pensait à propos de la relation, car à ce point je crois que nous pouvons appeler ceci une relation, que Kryztof entretenait avec son I-Phone. Il voulu se prendre au jeu à donner un coup de pied à une pauvre petite pierre innocente, qui s’avéra être un python en acier trempé enfoncé dans le bitume. Et le pauvre Lino perçut une douleur lui qui remonta jusqu’aux narines

-       Putain de crochet de merde !!! S’exclama t-il tout en essayant de se frictionner le nez et de se masser les orteils (ou aux doigts de pieds, c’est au libre choix du lecteur)

Et c’est ainsi, dans cet état pitoyable – des larmes roulaient sur ses joues à présent- qu’il se présenta devant le vendeur de journaux, gazettes et autres revues.

Tant bien que mal il esquissa un sourire et demanda poliment :

« Je voudrais le journal local s’il vous plaît »

L’homme tendit le bras devant lui comme pour lui indiquer la direction d’une rue, puis lui fit signe, avec son index que les quotidiens se trouvaient proches des genoux de l’énergumène qui se trémoussait sur un pied et qui se pinçait le nez un peu comme pour le remettre en place quand il est déboîté.

-       Ah merci monsieur, et c’est lequel ? Celui du coin je veux dire.

-       Celui situé a droite complètement lui indiqua une fois de plus avec son bras le brave propriétaire, de ce kiosque qui ressemblait plus à une buvette qu’à une rotonde à journaux.

-       Merci, je vous dois ?

-       1,30€, s’il vous plaît monsieur.

On est pas à Nice, ça se ressent, c’est pas dans cette ville superficielle que l’on entendrais du “s’il vous plaît monsieur“ ou autre forme de politesse d’ailleurs, pensa Lino.

Au moment se sortir son argent il demanda au vendeur de lui donner Studio, Première et Ciné-Live, par la même occasion.

-       Bien monsieur, je vous donne cela immédiatement.

Cette fois ci Lino trouva qu’il en faisait un peu trop et se demanda s’il ne se foutait pas de sa gueule.

-       Voilà ! Ce sera tout ? Demanda le brave homme d’un œil incertain.

-       Oui, merci.

-       Ca vous fait 10,80€, s’il vous plaît monsieur.

Lino lui donna l’appoint le salua et le remercia pour sa courtoisie puis s’en alla rejoindre le deuxième membre de la “dream team “.

dimanche 25 janvier 2009

Chapitre neuvième

Qui est en fait un remaniement du chapitre huitième

 

Appuyé sur le râteau que lui avait confié Lino afin de dégager du garage la sciure qu’ils avaient engrangée en fendant le bois pour se chauffer la soirée, Kryztof  s’enthousiasmait toujours de ce qu’il percevait autour de lui.

C’est donc ça la nature ? Se dit-il d’un air satisfait.

La maison du père de Lino ne bénéficiait pas de système de caléfaction moderne à proprement parler, c’est à dire chauffage ou autre climatisation électrique. Mais disposait par contre d’un formidable réseau de cheminée, poêle et cuisinière à bois ; et donc pour ne pas se cailler il fallait alimenter tout ça en bois d’arbre, et ce n’étais pas une mince affaire.

 

-       C’est quand même chiant que l’on ne puisse capter… les portables je veux dire. Ca fait trois jours que nous sommes arrivés et je n’ai même pas eu l’occasion de me servir de mon i-phone.

-       J’t’avais dis de le laisser chez toi, mais non, il à fallu que tu t’entêtes à l’emporter. En plus tu te souviens que cette une des raisons de nos problèmes ? Et de notre présence ici qui plus est. Remarque ce n’est pas pour me déplaire, au contraire.

“Queue de cheval“ (Lino s’amusait à lui donner ce sobriquet de temps à autre) allait ouvrir sa mâchoire mais elle resta en suspens car Lino ne lui laissa pas le temps de débuter la phrase que Kryztof voulait entamer. Il reprit.

      -    T’es vraiment chiant ! Si on se prend la tête à cause de ton maudit appareil je te jure      que je le jette dans le fourneau, aussi vrai que l’esclavagisme d’enfants existe !

 

Kryztof abandonna le manche de son râteau quelques instants en l’apposant délicatement sur le mur en pierre de taille, puis s’en vint vers Lino, et, d’un air quelque peu mélancolique lui posa LA question.

Ses yeux, prenant un air de chien pas battu mais triste, se levèrent vers le visage de Lino, puis il lui bredouilla :

-       Est ce que l’on ne pourrait pas aller en ville histoire que je relève mes mails, au moins ça.

Lino détaillait les expressions sur le visage de son ami et se senti contraint de se calmer et de répondre posément et calmement :

-       Tu sais bien pourquoi nous sommes ici ?

Comme ci la remarque, qui était plus une affirmation qu’une question, était d’une évidence née, Lino récupéra le dialogue puis répondit d’un air dépité mais compatissant à son copain : «  Allons- y ».

-       Youpi !!!! Ouais !!!! Cria Kryztof , d’un air débonnaire et joyeux. Il se mit à tourner autour du tas de sciure, se rapprocha du mur, pris le râteau qu’il avait abandonné et se mis de plus belle à ratisser tout autour de lui toute la sciure qui “n’avait rien avait faire ici“. « Aller hop ! Dans le poêle ce soir la sciure et hop ! » l’entendit bafouiller Lino, non sans une totale incompréhension de la situation.

-       Allez lâche ton râteau Charles, on y va.

-       Je te suis mon ami.

 

 

Lino descendit vers la charrette et l’ “Ami“ failli se casser la gueule en glissant sur une feuille d’arbre en bois, verglacée, disposée, là, à coté de la portière de la voiture coté conducteur, comme ci celle-ci (la feuille verglacée) était destinée à ce brave Lino.

Il grommela dans sa barbe : « ‘ommence sérieusement à me gonfler cette journée ». 

jeudi 22 janvier 2009



Les aventures de Kryztof et Lino

Chapitre huitième


Appuyé sur le râteau que lui avait confié Lino afin de nettoyer la sciure du garage, Kryztof  s’enthousiasmait toujours de ce qu’il voyait autour de lui.

La maison du père de Lino ne bénéficiait pas de système de caléfaction moderne à proprement parler, c’est à dire chauffage ou autre climatisation électrique. Mais disposait par contre d’un formidable réseau de cheminée, poêle et cuisinière à bois ; et donc pour ne pas se cailler il fallait alimenter tout ça en bois d’arbre, et ce n’étais pas une mince affaire.

 

-       C’est quand même chiant que l’on ne puisse capter… les portables je veux dire.Ca fait trois jours que nous sommes arrivés et je n’ai même pas eu l’occasion de me servir de mon i-phone.

-       J’t’avais dis de le laisser chez toi, mais non, il à fallu que tu t’entête à le prendre. En plus tu te souviens que cette une des raisons de nos problèmes et de notre présence ici ?

Kryztof allait ouvrir sa mâchoire mais Lino ne lui laissa pas le temps de débuter sa phrase. Il reprit.

      -    T’es vraiment chiant ! Si on se prend la tête à cause de ton maudit appareil je te jure que je le jette dans le fourneau, aussi vrai que l’esclavagisme d’enfants existe !

 

Kryztof abandonna le manche de son râteau quelques instants en l’apposant délicatement sur le mur, puis s’en vint vers Lino, et, d’un air quelque peu mélancolique lui posa LA question.

Ses yeux prenant un air de chien pas battu mais triste se levèrent vers le visage de Lino, puis il lui susurra :

-       Est ce que l’on ne pourrait pas aller en ville histoire que je relève mes mails, au moins ça.

Lino détaillait les expressions sur le visage de son ami et se senti obligé de se calmer et de répondre posément :

-       Tu sais bien pourquoi nous sommes ici ?

Comme ci la remarque était d’une évidence née, Lino reprit puis répondit à son copain «  Allons- y ».

mercredi 21 janvier 2009

Petit coup de gueule






Nombres d’écrivains ne cessent de le répéter. « Écris, écris et si l’inspiration ne te vient pas , écris tout ce qui te passe par la tête »

Moi je veux bien. Quand je lis Henri Miller qui écrit dans le premier roman de sa trilogie « La crucifixion en rose » Sexus. « N’importe quelle personne lambda peut écrire, il suffit de se laisser aller et surtout de ne pas penser à ce que l’on va écrire », enfin quelque chose comme ça, je regarderais dans son bouquin et j’écrirais sa citation comme telle.

Mais, pour ma part je pense qu’il faut quand même avoir quelques bases sur lesquelles on peut se fonder. Alors là, une autre personne viendra te dire : « si tu ne sais pas sur quoi écrire, écris sur ce que tu connais le mieux, ta vie ».

Là, tout de suite, si j’écrivais sur ma vie je dirais que ça me gonfle de ne pas savoir taper sur un clavier d’ordinateur. De me servir du correcteur automatique toutes les trois secondes parce que je veux taper trop vite et mes doigts se mélangent.

Pourquoi ne pas prendre mon temps ? Quand je tape ne serait-ce que deux fois moins vite je fais deux fois moins de fautes. Résultat, je m’énerve moins et…je perd le fil de ce que voulais écrire.

Mais comme le dit Henri Miller, je vais essayer d ‘écrire sans réfléchir.

Ce qui paraît peu probable en ce qui me concerne, vu que si je ne réfléchis pas, je ne pense pas, et si je ne pense pas, je ne sais pas quoi écrire. Retour à la case départ.

Je vais retourner lire, ce qui me paraît plus raisonnable pour le moment.Et comme je lis Sexus, de ce drôle d’Henri Miller. Je reviendrais avec des choses plus riches à écrire.

La vie, ou devrais-je dire la société nous oblige à chercher du travail, mais moi, pour ma part je n’en ai pas envie.J’ai envie de vivre comme les enfants du marais. Ne rien faire, quel pied.

Bon, je vais écrire sans réfléchir. On verra bien ce que cela va donner.Ou pas donner.Parce qu’il ne faut pas se leurrer si tu ne réfléchis pas a quoi tu écris.Et bien tu alignes des mots les uns après les autres sans leurs donner de sens et tout cela fini par un méli-mélo de formes incohérentes qui se succèdent sans vouloir dire grand-chose.

Moi, je pense que je ne connais pas assez de mots pour écrire. Alors là encore on va me dire : « et bien écrit avec les mots que tu connais ». Encore une bonne objection de la part de quelqu’un qui se fout royalement de ce que tu vas allonger sur le paplar.

J’écris avec les mots que je connais. Prout, caca, zut, merde, cinéma, expectative ou expédier, ce qui va bien avec prout et caca.

« Écrit tout ce qu’il te passe par la tête ». Ok, attachez vos ceintures, on va décoller.

J’en ai marre des cons, des gens qui font semblant de t’écouter alors qu’ils arrivent tout juste à t’entendre. De ces connards, qui prennent leur fusil le dimanche matin pour tirer sur des petites bêtes innocentes qui ne demande rien à personne.

De ces cons de petites gens à qui tu donne une once de pouvoir et qui se prennent pour dieu le père ou quelque autre connard avec leurs subordonnés. De ces grands manitous, qui sont tous sourires devant leurs employés qui vont licencier à la pelle au petit-déjeuner.

De tous ces abrutis de pseudo comédiens, ou acteur, c’est au choix, qui se prennent au sérieux. Alors que la comédie porte bien son nom, et qu’on le dise une fois pour toute, ce n’est pas du sérieux.

La télévision qui te déchire le cerveau à coup de Star Academy et autre soporifantes et abrutissantes télés réalités. Sans compter la masse innombrable d’abrutis de journaliste, commentateur, présentateur, et autres consorts qui te sucent la moelle de ton cerveau.

Toutes ces publicités débiles, qui ne servent qu’à te renvoyer une image totalement éhontée et déformée de la réalité.

J’en ai marre de ces chauffeurs de bus qui ne sont jamais content, tu leur donne un billet de cinq euros, ça va pas . Tu leur donne de la monnaie ça ne va pas non plus. Et qui sont polis comme un gros tas de merdes.

Tous ces enfoirés de vieux qui vont râler parce que tu roules tranquillement sur le trottoir avec tes rollers, alors qu’ils sont à quatre ou à cinq au milieu de ce même trottoir avec leurs putains de petits clébards qui essaient de t’embrocher le mollet en passant.

De ces pourris d’automobilistes nombrilistes qui sont tout seul sur leur route et qui ne faut pas déranger avec les mêmes rollers.

Avec lesquels d’ailleurs tu ne pourras pas rentrer dans un magasin pour faire tes courses, des fois que tu te barres sans payer. Je me vois bien dévaler les cinq escalators de la FNAC avec une brochette d’articles impayés sur ma paire de rollers.

Il  ne faut pas croire que la réalité soit mauvaise, elle est la réalité voilà tout.

Il ne faut simplement pas oublier qu’e la société est érigée et fondé brique par brique par des gens qui veulent nous contrôler, nous manipuler, nous endoctriner, nous malaxer, nous former, nous dissoudre, nous faire avaler n’importe quoi, nous faire croire que le monde est constitué de jeunes femmes blondes, belles, minces et intelligentes et de jeunes hommes du même acabit et tout ce genre de choses .

 

Ne fumez pas de Cannabis, c’est très dangereux pour la santé, et surtout interdit, mais vous pouvez aller au bar du coin vous taper votre litre de Ricard, c’est autorisé. Comme ça vous pourrez discuter avec tous ces pochards qui traînent leurs guêtres dans ces cafés collés au bar comme des mouches, par la transpiration sortie tout droit leurs pores imbibés d’alcools gras.

Et en même temps, puisque c’est légal vous pourrez vous taper vos deux paquets de clopes, pour bien nettoyer vos poumons et ceux des autres. Et cracher des glaires marron jaune, couleur du Ricard mélangé à la nicotine. Allez-y, allez-y, l’état vous y autorise. Vous-avez-le-droit.

Et n’oubliez pas en sortant de votre repère de pochtrons, de  prendre votre voiture et d’aller ôter la vie d’une personne innocente. Et puis en passant si vous pouviez vous faire un Arabe, un clochard ou un pédé et la journée sera parfaite.

Il y a d’autres jeux comme ça, défoncer le crâne d’un cycliste parce qu’il a eu le malheur de frôler votre rétroviseur ou de rayer votre putain de voiture pourrie.

Ou d’envoyer un gosse en prison, parce qu’il a volé votre autoradio Clarion à 300 euros.

Vous voyez ce que ça donne quand on écrit sans réfléchir… Et bien en fait, ça fait du bien.

Mais pour le moment je vais me calmer et partir sur une autre voie, sans omettre de caler mon clignotant. Sinon je risque de me f aire massacrer. Hips ! Burp !